Le culte radio, plus d'un siècle d’histoire

Le culte radio, plus d'un siècle d’histoire

Les pionniers

Le service protestant de radio, ainsi que son partenariat avec la RTS et le CCRT, plonge ses racines dans le culte radiodiffusé. La première transmission hertzienne d'un office religieux a eu lieu le 18 mai 1923. C’était une réalisation du pasteur Raoul Dardel au studio de l'aérodrome de Cointrin. Cet essai fut renouvelé le 20 janvier 1924 par le pasteur Jules Amiguet au «Champ de l'Air» à Lausanne. À ce moment-là, le service public de radio est à ses balbutiements. Le 10 janvier 1923, la Direction générale des Téléphones autorise des essais d'émissions sur les stations des aérodromes de Genève, Kloten et Lausanne. La Société des émissions de Radio Genève se constitue le 10 mars 1925.

De nouveaux partenaires

Au fil des années, le culte puis la messe vont progressivement prendre une place plus régulière dans les programmes de Radio Lausanne et de Radio Genève. Durant les années de guerre, la voix de la radio compte dans un pays mobilisé. Un extrait d'archive sonore permet de prendre la mesure de la place d’un culte «en campagne», présidé par le capitaine aumônier A. Bovon. Dans un premier temps, les cultes sont répartis entre un dimanche vaudois et un dimanche genevois. Cette alternance est tempérée par une excursion périodique à Neuchâtel, à Bienne, à Fribourg ou à Sion.

Les Églises protestantes délèguent un pasteur pour ces rendez-vous. Eugène Ferrari - dont les carnets annotés nous sont parvenus (1947-1954) – se consacre au culte radio pour L'Église nationale vaudoise et Robert Stahler pour l’Église nationale genevoise. C'est lui qui, avant de passer à la TV, inaugure l'information religieuse sur les ondes, intitulée l’Actualité du monde chrétien, en compagnie de Mgr J. Haas.

Le culte radio: une institution

Au fil des ans, le culte radio devient une institution. Sa régularité et sa qualité lui assurent audience et notoriété. Avec certains prédicateurs célèbres, comme le genevois Henry Babel, les demandes de textes de sermons vont jusqu’à plus de mille exemplaires par culte. Avec le papier, l’offre du service de suite s’étoffe aux copies K7, confiées un temps à la maison Croisades. Puis vient le CD et ensuite internet qui voit se créer, à l’initiative du pasteur Michel Kocher, le site celebrer.ch qui complète l’offre. La première version du site est illustrée par des formes du jardin de la Création, du célèbre typographe Adrian Frutiger, qu’il accepte de mettre à disposition.

À la demande de Gérald Sapey, directeur de la Radio Suisse Romande, le culte (et la messe) quitte le premier programme de la Radio pour rejoindre Espace 2. Il reste encore quelques années sur les ondes moyennes (émetteur de Sottens), complété par le magazine Bleu Ciel, de 11h à 12h. À la disparition de l’onde moyenne, le magazine Bleu Ciel devient Hautes Fréquences, le dimanche soir sur La Première. Il faut attendre la diffusion sur internet pour que les auditeurs de l’étranger retrouvent un lien avec une célébration protestante que l’onde moyenne leur avait assuré des années durant. Sans parler de Radio Suisse Internationale pour laquelle le service protestant a produit pendant longtemps des cultes en studio, diffusés sur ondes courtes.

La production des cultes demande de plus en plus de contacts et de préparations en amont. Les pasteurs Philippe Gilléron, Henri Kunzler, Michel Kocher, Sabine Petermann en sont successivement responsables. Ensuite la théologienne vaudoise Noriane Rapin leur succède. Elle cède le job à Matthias Wirz, en juin 2021. Ces producteurs sont aidés par des assistantes qui s'occupent aussi du service de suite. Parmi elles, Claire-Lise Zbinden, Anne-Claude Bovard, Idelette Salzmann, Alexandra Urfer Jungen, Pauline Herren, Katie Mital.

 

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