Des hasards qu’un regard de foi peut interpréter

Des hasards qu’un regard de foi peut interpréter / ©iStock
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Des hasards qu’un regard de foi peut interpréter
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Des hasards qu’un regard de foi peut interpréter

Nathalie Ogi & Nicolas Meyer
20 mars 2024
Prière, signes et changement
Certains n’y voient que des coïncidences, mais pour d’autres ces hasards, ces petits bonheurs, ces changements inexpliqués sont des clins d’oeil divins. Témoignages.

Le miracle de la Vie

Michel, 71 ans, a vécu deux guérisons d’importance majeure dans sa vie.

La première survient à l’âge de 35 ans, alors que ce créateur en architecture souffre d’intenses douleurs physiques que la médecine ne parvient pas à soulager. «Avec l’aide de la méditation, en me concentrant sur le souffle et en répétant le nom de Jeshua, assez rapidement, mes maux ont disparu.»

La seconde guérison est plus récente. En proie à des douleurs psychiques suivies médicalement, Michel applique la même méthode, soutenu aussi par la bienveillance de ses proches.

Le seul miracle est la Vie elle-même
Michel

Encore une fois, la vie reprend le dessus. Il ne veut toutefois pas parler de miracles, car pour lui, «le seul miracle est la Vie elle-même». «Jésus d’ailleurs parlait du Père comme étant le Vivant», note le septuagénaire.

A ses yeux, c’est avant tout le résultat qui importe, non pas au niveau de la matière, mais de la conscience. «Cela me ravit l’âme d’avoir traversé cette dernière épreuve et d’en être ressorti avec une conscience plus aiguë de cette Présence en moi qui me dépasse. Pour moi, l’Eternel vivant est. Par la conscience de sa présence en notre âme, notre coeur et notre corps, nous pouvons être et guérir.»

De petits signes de Dieu

Gaël Letare, diacre en paroisse et en aumônerie de rue à La Chaux-de-Fonds, raconte.

«Dans le cadre de mon expérience en paroisse dans le domaine de la solidarité, notamment les Repas de l’amitié, qui réunissent chaque mercredi des personnes de tous horizons, je parlerais de signes plus que de miracles. J’entends parler les participant·es de clins d’oeil de Dieu… Un Dieu tel qu’ils le conçoivent… Cela peut être un signe qu’ils ou elles ont perçu le matin même. Un de ces hasards avec un grand D comme Dieu, qu’un regard de foi peut interpréter comme un signe bienveillant de Dieu à leur égard, un rayon de soleil au bon moment, une rencontre inattendue. A mon sens, ces signes sont comme des relais dans leur vie, qui attestent de la présence de Dieu. D’autres personnes me parlent plus clairement de miracle. Comme cette participante qui m’a dit avoir trouvé sa place aux Repas de l’amitié ‹par miracle›. Elle est devenue notre principale cuisinière. Pour elle, c’est Dieu qui l’a conduite jusque-là. Pour nous aussi, cela répondait à une prière. A titre personnel, le miracle, c’est aussi de se sentir au bon endroit au bon moment. Avec le projet de ces repas du mercredi, nous répondons ainsi à un besoin actuel d’une partie de la population de La Chaux-de-Fonds.»

Un encouragement à la prière

Nathalie Kraehenbuehl, diacre à Vevey, a expérimenté les effets miraculeux de la prière. C’était en 2020. En avril, elle contracte le Covid, sans que la maladie soit toutefois diagnostiquée. Après un épisode de fièvre et d’état grippal, elle entre dans un Covid long, caractérisé par une fatigue abyssale. «J’avais l’impression qu’il n’y avait pas de fond à cette fatigue. J’ai vraiment peiné dans mes activités jusqu’à fin septembre, début octobre.»

Tout bascule lors d’une formation en ligne à Crêt-Bérard. «L’un des participants de mon groupe a proposé que l’on prie pour moi.» A la suite de quoi Nathalie Kraehenbuehl sent qu’un fond se pose à nouveau dans sa fatigue. «C’était comme s’il y avait de nouveau un sol qui donnait une limite à cette dernière.»

Cette grâce est pour moi un encouragement
Nathalie Kraehenbuehl

Dès lors, la diacre retrouve de l’énergie et sort peu à peu de ce puits sans fond. Elle a pu constater l’impact de la prière et du souci de ce petit groupe à son égard. «Pour moi, il y a clairement eu là une intervention divine, car je n’ai rien pris – comme des vitamines par exemple – qui pourrait expliquer ce changement. Cette grâce est pour moi un encouragement de plus à recourir à la prière dans mon ministère.»